Les chroniques narcissiques d'un masochiste.

03 septembre 2012

Vladimir Poutine Riot.

Avec nos cultures et nos traditions stupides, nous pourrions sombrer dans la racialisation sous-jacente qui reste omniprésente dans nos emissions télévisées ou les lèches-bottes du grand manitou 2012 se disputent ou se réconcilient autour de sujêts plus inutiles les uns que les autres.

Racialisons donc chers amis.

Les Russes par exemple. Quoi de plus primitif qu'un ex-soviétique, vodka au poignet, nous expliquant comment chasser un cerf ? Sûrement deux ex-soviétiques, vodka au poignet, nous expliquant comment chasser deux cerfs. Mais je m'égare. Je voulais vous rappeler au souvenir ô combien médiatisé de ces jeunes femmes, qui, rassemblées ensembles dans un endroit les regroupant aiment se faire appeler Pussy Riot. L'émeute vaginale, attrayant n'est-ce pas ? Ces alienées juvéniles désesperément en manque d'un combat, ont longtemps recherché la gloire des grands penseurs opprimés et incompris, leur discours, ayant souvent, eux, un temps d'avance. Mais, car il y a un Mais, malgré les biens-pensants occidentaux qui s'insurgent contre cette barbarie dictatoriale, le combat de ces femmes m'a paru être une confrontation directe avec une institution n'ayant plus aucun pouvoir reconnu. En effet il me semble que Benoit chéri et son groupe de rebelles plus communément appelé Vatican sont lentements (mais sûrement) devenus la poubelle universelle à vannes de mauvais goûts pseudo-subversives. Alors je crie au complot mes amis. Tout le monde sont méchants, tout le monde sont instumentalisés par le grand méchant Bill, Bill De Berg précisément. Un retraité hollandais qui torture les fourmis. Car le plus étonnant dans cette histoire c'est que Vladimir Poutine, une sorte d'Action Man scandinave, monte au créneau pour défendre les trois prètres choqués au plus profond d'eux même, bien plus choqués que par les yeux mouillés du petit sergeï, enfant de choeur et de cul, à quattre pattes devant le saint membre. Poutinovski est un méchant méchant avec foi et loi. Il fait même loi de sa foi. Mais à quelle époque vit-on mes amis ? Nous americano-occidentaux nous nous dressons face à cette injustice. Non nous ne laisseront pas le grand méchant Vladimir enfermer ces jeunes révolutionnaires feministes, car nous sommes le peuple à écouter, nous avons homologué le monde entier à grands coups d'iPad et de micro-ondes à écran digital.

Mon gros poupou, défend ce qui ramène de l'argent dans les caisses, car il faut le payer le juge, et les gardiens, et j'en passe. Le spirituel c'est dépassé, le bien de même, remet ton pays à jour.

Posté par arno-lea à 23:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]


La mort, le groupe, et la mauvaise foi.

Je mourrais sûrement dans l'indifférence générale. Je me rend déjà bien compte que mon vivant ne suscite pas l'attention qu'une bronchite de rockstar mourante pourrait susciter dans les médias.
Dans n'importe quelle meute, n'importe quelle troupe, n'importe quelle horde, je me confronte au syndrôme du mouton noir, et comme beaucoup d'entre nous, je pourrais afficher fièrement ma rebellitude exhacerbée et transformer du bout de l'index, les plus puantes des merde en or. Hors, un problème se pose à moi. Qu'on soit blanc, ou noir, nous appartenons pour ou contre notre gré à un groupe, toujours. Or qu'est ce qu'un groupe ? Selon le dictionnaire, ce mot a plusieurs sens, que je vais m'empresser de vous faire partager, en y analysant avec mon flegme protestataire de fils d'ouvrier beaufisé par la boisson fermentée, pourquoi le groupe et moi sommes incompatibles.
Sens n°1: "Rassemblement de personnes dans un même endroit"... Je passe la plus grande partie de mon temps dans mon 2 pièces et j'ai pu y constater que jamais personne n'en a fait un point de rendez-vous pour s'insurger contre le SMIC horaire ou la qualité de la charcuterie premier prix. Ma lucidité et mon pessimisme effrayent la populasse, je ne vois pas d'autre explications.
Sens n°2: "Ensemble de choses ou de personnes ayant des points communs"... C'est la culture de chacun qui fait que certaines personnes se sentent plus proches que d'autres et vice-versa. En revanche, moi, malgré mes efforts acharnés pour pouvoir supporter "Hugo Tout Seul" ou écouter 1995 pendant plus de 5 minutes, je dois me rendre à l'évidence, je suis inculte, et n'ai jamais réussi à le partager avec un autre inadapté de la culture.
Sens n°3: "Petite formation musicale"... J'ai beau être petit et formé, si j'étais musicien, ça se saurait.
Sens n°4 (le dernier): "Façon dont on classe le sang selon ses propriétés"... Nous nous éloignons quelque peu du sujêt, et en plus de ça je ne connais pas la marque de mon sang.

Je mourrais sûrement dans l'indifférence générale, et il y a à ça des avantages. J'échapperais par exemple à cette scène populaire et mieleuse du père qui dans un dernier râle ténébreux avouera à son fils qu'il l'a toujours aimé. Est-ce vraiment le moment ? Dans les films américains le coeur attend poliment la fin de phrase pour s'éteindre, mais en est-il de même dans une vie française ? J'en doute.
Je suis viscéralement allergique au regroupement, et si vous en doutez encore, j'organiserai une conférence, ou nous en parlerons tous ensembles.

Quel con.

Posté par arno-lea à 15:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]